Simon SKIRA, Président de l’Association d’amitié Israël-Maroc, Secrétaire Général de la Fédération du Judaïsme : « J’ai mené plusieurs actions afin de garder le lien des jeunes juifs avec le judaïsme, la culture et le patrimoine marocain »

Simon SKIRA, Président de l’Association d’amitié Israël-Maroc, Secrétaire Général de la Fédération du Judaïsme : « J’ai mené plusieurs actions afin de garder le lien des jeunes juifs avec le judaïsme, la culture et le patrimoine marocain »

Passé son enfance à Casablanca (Maroc) où il est né et a vécu 11 années avec ses parents et quatre ans à Fès ; à 15 ans Simon SKIRA poursuit des études de Langue et de Management, avant de se tourner après vers les études d’Aménagement des villes en voie de Développement. Il rejoint ensuite l’Univerisité Ben Gouriron, où il obtient un diplôme en Histoire. De 1982 à 1986, il est en mission en tant que Directeur chargé de la Promotion de la Langue française, et d’Israël pour le grand Sud- Ouest de la France. En 1993, il fonde l’Association d’amitié Israël-Maroc. En 2011, M. SKIRA est nommé Directeur Délégué de l’école d’Ingénieurs de Beer Sheva et Ashdod. En 2014, il est le personnage principal et le Producteur associé du documentaire « MAROCAINS JUIFS, DESTINS CONTRARIES », réalisé par Younes LAGHARI ; documentaire qui retrace la vie de la communauté juive au Maroc.

Homme acharné pour la lutte de plusieurs causes, Simon SKIRA est élu au Comité National du Front des Forces Démocratiques en août 2017 ; mars 2018, il est cette fois Vice-Président de l’Union Mondiale des marocains de l’étranger. Pour l’année 20219, M. SKIRA est choisi candidat de l’Union Démocratique pour la Liberté Egalité Fraternité (UDLEF) aux élections européennes.

Cet homme dont le site www.afriqueeconomie.net a pu entrer en contact pour cette interview, était l’un des grands militants contre la décision de priver les juifs marocains de leur nationalité.

SKIRA va dans cette interview accordée, nous parler de ce qui l’a motivé à s’engager dans cette lutte pour le rapprochement des peuples marocains et israéliens et son ressenti, face à l’inauguration depuis le dimanche 25 juillet 2021 à Marrakech (Maroc), du 1er vol commercial inauguré entre Israël et Marrakech.

 

A.E : Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Simon SKIRA, Président de l’Association d’amitié Israël Maroc, Secrétaire Général de la Fédération du Judaïsme, fervent militant pour la paix et le rapprochement entre les peuples.

A.E : Parlez-nous de vos actions que vous menez depuis plusieurs années ?

En fondant l’Association d’amitié Israël-Maroc en 1996, j’ai œuvré dans le domaine de la paix pendant des décennies et j’ai travaillé sur le rapprochement des peuples marocains et israéliens. J’ai organisé une dizaine des délégations scientifiques, culturelles, sportives et associatives d’Israël vers le Maroc et aussi du Maroc vers Israël, afin de créer des espaces d’échanges entre les marocains et les israéliens. Aussi, à travers la Fédération du Judaïsme marocain en France ; j’ai mené plusieurs actions afin de garder le lien des jeunes juifs avec le judaïsme, la culture et le patrimoine marocain.

A.E : Quel a été le déclic de toutes vos actions ?

Feu Sa Majesté le Roi Hassan II a dit une fois « quand un juif s’expatrie, le Maroc perd un citoyen mais il gagne un Ambassadeur ». J’ai toujours voulu être un digne Ambassadeur au service de mon pays et mes Rois.

A.E : Depuis le dimanche 25 juillet 2021 à Marrakech, nous avons assisté au 1er vol commercial inauguré entre Israël et Marrakech. Quelles ont été vos impressions ?

J’étais très ému ; j’attendais ce moment depuis des années, car cette liaison directe entre les aéroports marocains et israéliens va mettre fin à un parcours de combattant que tout israélien d’origine marocaine ou non subissait pour venir au Maroc en faisant plusieurs escales et passer par différents aéroports.

   

A.E : Quels sont vos Projets à court et moyen termes ?

Je me suis investi dans la Promotion touristique de certaines régions un peu délaissées et omises par les grands tours opérateurs et les Agences de voyages. Aussi, je travaille sur la promotion de certaines activités au Maroc dans le secteur du Business, de la Santé, de l’Education et de la Culture, et aussi se tourner vers l’Afrique pour refaire la même chose. Mon ambition est que le Maroc soit un hub régional et une plaque tournante et surtout tournée vers son continent qui est l’Afrique.

A.E :  Le Tourisme depuis la crise sanitaire mondiale subit beaucoup de freins dans plusieurs pays. Quelle est la stratégie que doit adopter chaque pays pour y faire face selon vous ?

Je pense que le Maroc ainsi que certains pays africains ont des potentiels à faire valoir et surtout vendre des destinations atypiques. On trouve un peu de tout en Afrique, différents paysages et différentes cultures mais il faut savoir se vendre.

A.E : En terme de coopération stratégique ; selon vous quelles ont été pour ce mi- semestre de l’année 2021, les plus marquantes pour le Maroc ?

Il y a plusieurs accords qui ont été signé avec plusieurs Etats. On peut citer les accords de partenariats entre Israël et le Maroc. Aussi, des accords de coopération ont été signé avec les Etats-Unis qui prévoient de fournir un soutien financier et technique à des Projets d’Investissement privés, d’un montant de 3 milliards de dollars, au Maroc et dans les pays d’Afrique Subsaharienne, en coordination avec des Partenaires marocains. Sans oublier d’autres accords avec le Sénégal dans les domaines de la Décentralisation, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de l’Aviation Civile.

A.E : Avez-vous déjà été dans les pays de l’Afrique Subsaharienne ? Si oui, lesquels ?

Je n’ai pas encore été dans cette zone de l’Afrique ; j’ai seulement été en Egypte, à part mon pays le Maroc.

A.E : Quelle est votre analyse sur l’immigration clandestine de nos jeunes africains vers l’Europe et les continents dits développés ?

C’est décevant de voir tous ces jeunes qui font l’impossible pour aller vers l’autre rive. Cette jeunesse africaine qui frôle la mort pour améliorer sa vie ; je pense que les Dirigeants africains repensent à leurs stratégies et s’orientent vers un développement humain afin de mettre fin à cette vague d’immigration. Certes des fois il y a les problèmes de moyens mais il ne faut pas se bloquer là-dessous, on a surtout besoin d’innover nos solutions, de faire un effort de créativité et surtout croire en nos jeunes et les moyens on peut les trouver.

A.E : Votre mot de fin à nos lecteurs

L’Afrique est l’avenir, croyons-en nous. Merci à votre site qui s’impose sur le continent africain et me donne cette opportunité de parler de mes actions et surtout des objectifs à atteindre.

 

Interview réalisée par Nadège Koffi 

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