La FIPME et l’ETFPA décident de mutualiser leurs actions, pour la formation et l’employabilité des jeunes en Côte d’Ivoire

La FIPME et l’ETFPA décident de mutualiser leurs actions, pour la formation et l’employabilité des jeunes en Côte d’Ivoire

La Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME) et le Ministère ivoirien de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et Apprentissage (ETFPA), viennent de mutualiser leurs actions ce lundi 05 juillet 2021 au siège de la FIPME à Cocody-Deux Plateaux Vallons (Abidjan-Côte d’Ivoire), afin de permettre aux jeunes en quête d’emploi, d’acquérir de la formation et de pouvoir être autonomes.

Cette décision a été prise lors de la visite du Ministre ivoirien de de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et Apprentissage (ETFPA), Koffi N’GUESSAN, au siège de ladite Institution, afin de rencontrer le Président de la FIPME, Dr Joseph BOGUIFO et ses collaborateurs.

 

Au cours d’une cérémonie entre les deux parties, le Président de la FIPME, M. BOGUIFO, très honoré de cette visite du Ministre, s’est dit réjoui de l’initiative du Ministre, de venir rencontrer sa structure afin de mutualiser leurs efforts, pour la formation et l’employabilité de cette jeunesse ivoirienne.

« Nous sommes honorée doublement, car c’est vous qui avez initié la démarche. La formation est capitale, nous sommes tellement sensibles que nous avons fait plusieurs missions afin de contribuer à la formation industrielle de nos jeunes », a déclaré le Président de la FIPME. Ajoutant que depuis 2014, à la tête de cette institution, son équipe n’a cessé de mener des actions dans ce sens.

Pour le Ministre ivoirien de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et Apprentissage (ETFPA), Koffi N’GUESSAN, c’est ensemble que tous les problèmes liés à la formation et l’employabilité de la jeunesse ivoirienne, pourra être possible. « J’ai demandé au Comité paritaire de mon ministère de faire l’état des lieux, en vue de venir vous rencontrer pour qu’ensemble nous puissions mener à bien cette mission », s’est exprimé M. N’GUESSAN. Indiquant que plusieurs enjeux sont à atteindre entre autres aider ces jeunes, qui sont de 6 à 10 millions au chômage, à se former afin de se prendre en charge ; garantir l’emploi des jeunes ; créer des champions nationaux ; réhabiliter les plateaux techniques ; rendre le secteur formel ; rendre le système plus performant ; transformer structurellement ; etc, pour que ces jeunes aient du travail et soient la locomotive du développement économique du pays.

Dans une présentation faite par la FIPME afin de présenter la structure, les actions déjà menées, ses enjeux et perspectives, il a été révélé que 98% des Entreprises, soit 60.000 PME et près de 150.000 Entreprises sont informelles. La FIPME, deuxième organisation privée après la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), avec 25 années d’existence, qui est composée de 38 Organisations Professionnelles, dans 24 secteurs d’activités, contribue à plus de 20% du PIB dont 33.000 PME sont membres. Ce sont 400 jeunes ivoiriens qui ont été formés grâce à la FIPME, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD). Au niveau des problèmes, ce sont deux points focaux notamment le métier et l’entreprise. Les enjeux sont, la professionnalisation des Entreprises, afin de rentabiliser et être en filière. Les perspectives sont nombreuses entre autres, la mise en place d’une base de données des PME, pour orienter les activités nationales en 2021 ; la création d’une banque des PME en 2022 (discussion en cours avec une structure de l’Île Maurice) ; la mise en place du Réseau Ouest Africain du Patronat des PME, en 2022, en prélude à la mise en place de la plateforme régionale de Dialogue Public-Privé dans l’espace UEMOA en 2022 ; la création d’un Centre de formation des dirigeants des PME, en 2025.

Notons que cette rencontre entre le secteur Public et le secteur Privé, a permis de recréer la confiance entre les parties, ce qui va permettre d’identifier les emplois au niveau national, car ce sont 250.000 emplois qui sont disponibles, afin d’aider ces jeunes au chômage à s’installer.

 

 Nadège Koffi

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