L’AIPEX présente les investissements privés et exportations en Angola au cours des trois dernières années

L’AIPEX présente les investissements privés et exportations en Angola au cours des trois dernières années

L’Agence Angolaise pour la Promotion des Investissements Privés et des Exportations (AIPEX) a présenté le mercredi 24 mars 2021 à son siège à Maianga (Angola-Afrique du Sud), la situation actuelle de l’investissement privé et exportations durant ces trois dernières années.

Au cours d’une conférence de presse en référence au 3ème anniversaire de sa création, faite de façon présentielle et virtuelle et animée par le Président du Conseil d’Administration de l’AIPEX, Antonio Henriques Da SYLVA, qu’il a été abordé les actions menées par l’Angola pour stabiliser son économie, mais également l’améliorer face à cette crise sanitaire mondiale que traverse tous les pays.

Selon M. Da SYLVA, il y a eu au niveau des investissements et exportations, un changement dans un sens croissant et cela permet au pays de se donner encore les moyens de matérialiser dans le futur. « On a eu la malchance l’année passée avec la COVID, une pandémie mondiale ; cela nous a permis de prouver de manière assez innovatrice de continuer à travailler ; et c’est dans ce sens que l’AIPEX a établi les résultats que vous avez constatés avec cette présentation », a-t-il déclaré. Ajoutant qu’en terme de secteurs, on trouve dans le cadre de la diversification économique de l’Angola, d’autres activités en dehors de celles qui ont toujours été le pilier de l’économie du pays, comme l’exploitation du pétrole et du diamant ; on commence à avoir l’impact de l’Industrie ; l’industrie transformatrice, dans le secteur comme l’alimentaire ; dans le secteur des roches environnementales ; dans le secteur de la pêche. Ce sont tous des indicateurs clairs que le potentiel de l’Angola peut servir à son marché, à son peuple et aux investisseurs, au niveau régional.

En effet, des réformes ont été engagées par le Gouvernement angolais entre autres le combat à la corruption ; au népotisme et à la bureaucratie ; ces mesures ont servi aussi à donner des références assez positives sur les trois dernières années sur le chemin à suivre.

Par ailleurs, l’Angola est un pays plus ouvert au monde, ce qui a permis de réaliser qu’au cours de février 2018, 345 Projets d’investissements à hauteur de 3.492.000 de dollars ont été réalisés et des investissements extérieurs de 31%, soit 220.879.065 de dollars ont pu être faits.

Notons que le rapport sur l’investissement dans le monde 2020 de la CNUCED, les flux d’IDE vers l’Angola ont légèrement augmenté en 2019, avec des entrées négatives de -4 milliards de dollars, contre -6,5 milliards de dollars en 2018. Le stock d’IDE dans le pays a considérablement diminué pour s’établir à 18,6 milliards de dollars en 2019, contre 32,4 milliards de dollars en 2010. Le secteur pétrolier reste la principale destination des flux d’IDE. La majeure partie des IDE en Angola provient de la Chine, du Portugal, des États-Unis, de la France et des Pays-Bas. Riche en hydrocarbures, en minéraux, en terres de pêche et en terres agricoles, l’Angola possède également un potentiel hydroélectrique important. Le Gouvernement tente d’améliorer le climat des affaires. Une nouvelle loi sur les investissements privés a été approuvée en juin 2018, qui réduit l’exigence de capital minimum, facilite le rapatriement des capitaux et élimine l’obligation pour les investisseurs locaux de détenir 35% du capital. Une loi sur la concurrence a également été promulguée en mai 2018 (et un organisme en charge de sa mise en œuvre créé en 2019) et une loi sur la privatisation a été adoptée en 2019. L’AIPEX qui a pour objectif de stimuler la croissance économique, de diversifier l’économie et d’accroître la participation du Secteur Privé à l’économie angolaise.

Rappelons que le pays a perdu quatre places dans le rapport annuel Doing Business 2020 de la Banque Mondiale sur le climat des affaires, se classant 177ème sur 190 pays. L’Angola occupe également la 146ème place sur 180 dans l’Indice de perception de la corruption de l’organisation Transparency International, en net progrès depuis le dernier rapport (+19 places). En plus de sa vulnérabilité due à la dépendance des revenus pétroliers, l’Angola souffre de hauts niveaux de bureaucratie et d’un système financier peu développé, ainsi que d’une corruption généralisée, d’infrastructures médiocres, de ports inefficaces, d’une main-d’œuvre abondante mais non qualifiée et de coûts élevés sur le terrain pour les Entreprises, souligne-t-on.

 

 

Nadège Koffi

 

 

 

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