Un rebond de 4,7% du PIB en 2021, espéré par le Gouvernement togolais

Un rebond de 4,7% du PIB en 2021, espéré par le Gouvernement togolais

Les projections nationales anticipées au Togo (Afrique de l’Ouest) font état d’un rebond de 4,7 % du PIB.

Cette information donnée par un média national, explique que le Togo va renouer avec la croissance en 2021. Toutefois, les recettes budgétaires, si elles s’amélioreront, comparées à la conjoncture défavorable de 2020, seront en baisse de 2,7% par rapport à 2019.

En effet, après le tassement de l’activité économique, qui a largement englouti les perspectives de croissance pour 2020, le Togo espère un rebond pour les deux années à venir, avec notamment une croissance attendue à 4,7% pour 2021.

Selon les premières prévisions, Lomé projette d’atteindre 5,8% de croissance du PIB réel en 2023, si tout va bien. Dans cette dynamique, le taux d’inflation passerait de 1,7% en 2021, à 2,0% en 2022 puis à 1,9% en 2023.

Par ailleurs, dans la foulée, le pays espère voir des recettes budgétaires à 842,9 milliards de FCFA pour 2021, soit 2,7% de moins que 2019, mais marquant tout de même un regain après l’effondrement des rentrées de cette année (une diminution de 40% est attendue). Plutôt optimiste, vu les circonstances, Lomé anticipe des rentrées fiscales de 887,7 milliards de FCFA en 2022, et 903,5 milliards de FCFA en 2023. Plus largement, les ressources de trésorerie devraient augmenter de 2,6%, passant de 657,2 milliards de FCFA, cette année 2020, à 674,5 milliards de FCFA en 2021. On note tout de même une contraction graduelle à l’horizon 2023, avec 618,7 milliards de FCFA.

Notons que ces premières anticipations nationales sont contenues dans le Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP 2021-2023), un cadre prévisionnel de trois ans qui détaille notamment les recettes et les dépenses budgétaires du pays. Le texte, qui permettra entre autres de définir le budget de l’année prochaine, fait actuellement l’objet de discussions à l’Assemblée Nationale, souligne-t-on.

 

Patrice Bantchi

 

Commentaires

Commentaires