La Nigériane Ngozi Okonjo-IWEALA devient la seule candidate africaine encore en lice pour diriger l’OMC

La Nigériane Ngozi Okonjo-IWEALA devient la seule candidate africaine encore en lice pour diriger l’OMC

L’ancienne Ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-IWEALA, est désormais la seule candidate de l’Afrique encore en lice pour prendre la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), pour succéder au brésilien Roberto AZEVEDO qui a démissionné de son poste fin août 2020, soit un an avant la fin de son mandat.

L’annonce a été faite le jeudi 08 octobre 2020 par Keith Rockwell, Porte-Parole de l’Institution.

En effet, elle affrontera la coréenne Yoo Myung-HEE ancienne Ministre du Commerce de son pays, au 3e round de discussions qui devra les départager du 19 au 27 octobre 2020. La Nigériane Ngozi Okonjo-IWEALA est âgée de 66 ans. Ancienne Directrice de la Banque Mondiale et première femme à avoir dirigé le Ministère des Finances du Nigeria, elle a obtenu un important soutien de la part de pays européens et africains.

Par ailleurs, après avoir montré une certaine division en alignant plusieurs candidats pour briguer le poste de Chef de l’OMC, les pays africains devront désormais se rallier à la candidate nigériane pour espérer diriger l’instance faîtière du Commerce mondial. La seule autre candidate africaine jusque-là en lice, la Kényane Amina MOHAMED, a retiré sa candidature comme le veut la tradition, tout comme les candidats britannique Liam FOX et saoudien Mohammed Al-TUWAIJRI.

Notons que bien placée pour remporter cette course selon plusieurs observateurs, Ngozi Okonjo-IWEALA pourrait devenir la première Africaine au poste de Directeur de l’OMC. Néanmoins, une fois élue, elle aura fort à faire avec la gestion de la pandémie du Coronavirus qui a ébranlé le Commerce mondial et les velléités protectionnistes du Président américain, SEM Donald TRUMP qui a menacé de retirer les États-Unis de l’Institution dans le cadre de sa guerre commerciale avec la Chine. La capacité de la prochaine dirigeante de l’OMC à résoudre ces dossiers épineux devrait fortement peser dans la balance quant au choix de la candidate nigériane ou coréenne.

 

Patrice Bantchi

0

Commentaires

Commentaires