540 millions de dollars obtenus d’Institutions financières pour relancer l’économie au Congo

540 millions de dollars obtenus d’Institutions financières pour relancer l’économie au Congo

La République du Congo (Afrique Centrale) va bénéficier d’un financement de 540 millions de dollars, de plusieurs banques pour relancer son économie.

Selon l’annonce faite le vendredi 18 septembre 2020 par le Président Directeur Général du Groupe BGFI Bank, Henri-Claude OYIMA, l’une des banques participant à l’opération, ces Fonds serviront à régler la dette intérieure et venir en aide aux Entreprises.  

En effet, accordés par le Groupe BGFI Bank et Ecobank entre autres, une partie du financement permettra d’apurer une partie de la dette intérieure du pays, dans un contexte difficile pour les finances publiques congolaises.

« Dans l’accord avec le FMI, il a été convenu que nous fassions des efforts pour payer la dette intérieure », a indiqué Clément MOUAMBA, Premier Ministre de la République du Congo.

Pour M. OYIMA, il ne s’agit pas d’un financement qui est accordé directement à l’État, mais destiné à soutenir les Entreprises et à permettre à l’économie de se relancer.

Par ailleurs, si les détails du financement n’ont pas encore été révélés, le Responsable de la BGFI Bank a indiqué qu’il servira essentiellement à stimuler l’activité économique dans le pays. Grandement dépendante de ses exportations de pétrole, le Congo a été fortement touché par la forte baisse des cours de l’or noir en 2014 qui lui a laissé une dette représentant plus de 85% de son Produit Intérieur Brut (PIB).

Notons que fin janvier 2020, un rapport de l’ONG Global Witness a indiqué qu’une dette d’environ 3,3 milliards de dollars, et qui aurait été contractée par la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) a été cachée au public, une situation qui risque d’alourdir la dette du pays. En 2018, les autorités congolaises avaient réussi à négocier un nouvel arrangement financier avec le FMI pour réduire la dette et diversifier l’économie pétro-dépendante.

 

Patrice Bantchi

 

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