Alima BALLO, l’initiatrice ivoirienne de jeux d’enfants qui valorise à aimer la cuisine africaine

Alima BALLO, l’initiatrice ivoirienne de jeux d’enfants qui valorise à aimer la cuisine africaine

Alima BALLO, originaire de la Côte d’Ivoire (Afrique de l’Ouest), plus précisément de la région de la Bagoué, ville de Boundiali est une jeune dame qui de par son diplôme en Master en Audit et Contrôle de Gestion, se lance dans l’Entrepreneuriat en 2018.

Pour son amour à tout ce qui touche à l’enfance et à la tradition africaine, Dame BALLO, lance sa marque de jeux pour enfants, communément appelée « Dinette », dans sa langue locale « TOLOFIN ».

Dans une interview accordée au site www.afriqueeconomie.net , notre jeune dame Entrepreneur nous parle de son Projet et son désir de voir la marque « TOLOFIN », traverser les frontières africaines et se voir connue à l’International.

A.E : Comment vous est venue votre Projet de lancer des jouets pour enfants à l’africain ?

Mon Projet de lancer des jouets pour enfants à l’africain est partie du fait que mon amour pour tout ce qui touche à l’enfance et à la tradition ne m’a jamais quitté. C’est donc en 2018, que je me suis lancée avec l’idée de proposer aux familles cette marque « TOLOFIN » ; qui donne la possibilité aux enfants d’avoir des accessoires de jeux, leur permettant de s’initier à la cuisine, avec des accessoires typiquement africains. Au lieu de voir nos jeunes petites filles jouer à la « poupée » ; cela leur donne l’opportunité d’apprendre à cuisiner et à connaître le nom de ces accessoires de cuisine made in Africa.

A.E : Pourquoi le nom « TOLOFIN » ?

Tolofin est ma langue maternelle le Bambara, ethnie qui est parlée dans plusieurs pays de la sous-région, entre autres le Mali, la Côte d’Ivoire au Nord du pays, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, etc; qui signifie « Accessoires de jeux ». J’ai voulu valoriser notre terroir, au travers de ce Projet.

 

A.E : Comment s’est fait le financement de ce Projet ?

Mon Projet s’est fait sur Fonds propre. Je n’ai pas eu l’appui ou le soutien d’Institutions financières, bancaires ou autres. De par mes propres épargnes de ma profession dans le Secteur Maritime ; j’ai pu me lancer à l’Entrepreneuriat afin de réaliser ma passion.

A.E : Combien d’employés avez-vous à votre actif ?

Je n’ai pas d’employés en tant que telle ; mais je collabore avec des Artisans issus de toutes les régions du pays, qui sont mes fournisseurs, pour mes articles.

A.E : Quels sont les canaux de distribution de votre marque ?

Mes canaux de distribution à l’heure actuelle sont faits par un service de livraison, lors de commandes de ma clientèle. J’ai une page Facebook https://www.facebook.com/Tolofin-106767894426202/ où je prends les commandes en ligne de partout les communes de la capitale économique ivoirienne Abidjan ; ainsi que de pays qui me sollicitent du Mali, du Burkina Faso, du Togo, du Bénin, du Gabon et de l’Europe.

A.E : Quels sont vos Projets à court et moyen terme ?

A court terme, c’est de sécuriser et fiabiliser mon réseau de fournisseurs et à long terme, déployer la distribution dans le monde entier.

 A.E : Quelle est la difficulté de tous les Entrepreneurs en Afrique ?

Je dirai que la difficulté que nous avons tous, est le soutien financier et fiscal des Entrepreneurs. Il faudrait mettre en place une politique qui aide les PME, Start-ups, etc à grandir et ne pas mourir dès l’entame de leur Projet, comme nous avons l’habitude de voir. Du fait de manque de financement, beaucoup de Start-ups, n’arrive pas à éclore et c’est vraiment dommage ; surtout au niveau fiscal, les mesures sont tellement lourdes que plusieurs restent dans l’informel. Également, je trouve que le Secteur artisanal sur le continent africain n’est pas structuré. Il nous faudrait une très bonne organisation afin que nos Gouvernants puissent nous appuyer.

A.E : Votre mot de fin à nos lecteurs

Je voudrais dire merci infiniment au site www.afriqueeconomie.net qui m’a donné l’opportunité de présenter ma marque « TOLOFIN », ce qui me permettra également d’être connue un peu partout. J’exhorte toutes les personnes désireuses d’entreprendre de Foncer. Faites ce que vous aimez et surtout allez à votre rythme.

 

Interview réalisée par Nadège Koffi

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