Christelle Tchoumkeu MBIAMI, cette jeune camerounaise qui commercialise des Arômes culinaires naturels

Christelle Tchoumkeu MBIAMI, cette jeune camerounaise qui commercialise des Arômes culinaires naturels

Christelle Tchoumkeu MBIAMI, jeune camerounaise de 24 ans, qui a lancé depuis novembre 2019 au Cameroun (Afrique Centrale), ses produits baptisés « Arôma Nat’ur » ; des bouillons d’assaisonnement que propose cette jeune Start-Up.

 

En effet, infirmière et diététicienne de formation, l’idée de son Projet est partie d’un constat fait sur la surconsommation des cubes dans nos cuisines.

Selon elle, elle a été choquée de savoir qu’il y’a quelques années, le continent africain importait plus d’un milliard du plus célèbre cube et dont le Cameroun, son pays d’origine à lui seul en importait environ 24 millions chaque année. « Chose que je n’ai pas compris, avec toute la richesse que nous pouvons avoir en matière d’épices et d’herbes pour apporter de la saveur à nos plats », déclare Christelle Tchoumkeu MBIAMI. Ajoutant que ces bouillons sont de plus en plus interdits, elle tenait absolument à trouver un substitut pour sa famille qui faisait partie des consommateurs et les personnes obligées de manger sans cube.

Par ailleurs, la jeune start-up se lance dans des recherches afin de connaître premièrement de quoi sont constitués ces Produits fortement vendus en Afrique. Dans ses recherches, les éléments obtenus lui ont permis de constater que les principaux constituants de ces bouillons d’assaisonnement sont les « Exhausteurs de goût » notamment, le GLUTAMATE MONOSODIQUE(MSG ou E621) qui se trouve en majorité et est à l’origine des maladies cardiovasculaires telles que l’Hypertension artérielle et les maladies métaboliques comme le Diabète, le Sel ; les Arômes artificiels, le Sucre ou Sirop de glucose ; les Graisses, les Colorants qui sont effectivement des substances nocives pour la santé, indique-t-elle.

Ainsi les bouillons d’assaisonnement que propose cette jeune start-up sont des Produits à base d’aliments issus de l’Agriculture du terroir camerounais tels que les Légumes, les Herbes aromatiques et les Épices. La particularité de ses bouillons est qu’ils sont sans exhausteurs chimiques, sans conservateur ni colorants, sans gluten et sans lactose ni huile de palme. Ils permettent donc de donner du goût aux repas sans toutefois altérer l’état de santé des uns et des autres d’où son slogan « C’EST SAINEMENT BON », explique la jeune entrepreneure camerounaise.

Les Produits « Arôma Nat’ur » sont actuellement conditionnés en sachet en poudre de 100g, utilisable plusieurs fois et ne coûtent que 1000 FCFA (environ 2 euros), avec deux saveurs notamment, le bouillon aux légumes considéré comme le joker pour les grillades, ragoûts, soupe, marinade, Rôti, etc ; et le bouillon aux crevettes qui va ajouter une touche spéciale aux légumes traditionnels, tels que les haricots, le gombo, etc.

   

Notons qu’ils sont disponibles à Yaoundé et à Douala avec possibilité d’expéditions dans toutes les autres villes du continent africain, sur les pages https://www.facebook.com/cubenaturel/ https://www.facebook.com/bodygoaldiet/

Rappelons que c’est dans un amas de difficultés que le Projet « Arôma Nat’ur » est né. La réalité a commencé très tôt à la rattraper quand après l’obtention de son Baccalauréat en 2014, elle échoua à tous les concours auxquels elle s’était présentée; « Moi qui n’avais jamais connu le mot échec de tout mon parcours scolaire », révèle-t-elle.

L’année suivante, Christelle Tchoumkeu MBIAMI, a à nouveau présenté à quelques concours parmi lesquels elle réussit à celui des écoles d’Infirmiers diplômés d’État qui l’a amené hors de Yaoundé. Les trois années de formation n’ont pas été de tout répit psychologiquement ; notamment la dernière année ; à moins de deux mois de son examen final, elle a perdu sa sœur aînée, d’une manière assez tragique (ayant été heurtée par un véhicule). « Elle m’a aussi quitté comme mon père et mon neveux l’ont fait deux ans en arrière, cette perte a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai perdu le goût à la vie. J’ai passé des mois où mes nuits étaient transformées en veillées de pleures, j’étais déboussolée, d’ailleurs son départ jusqu’à ce jour n’a pas encore vraiment été digéré, j’en souffre toujours. A la suite de son enterrement, beaucoup d’autres événements troublants se sont succédés et ma santé psychologique a été fortement atteinte, ce fût une période atroce de ma vie », se confie-t-elle.

 

Nadège Koffi

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