Le Burkina Faso se dote de la première usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’Ouest

Le Burkina Faso se dote de la première usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’Ouest

La Première usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’ouest a été inaugurée le jeudi 30 janvier 2020 à Koudougou (Burkina Faso-Afrique de l’Ouest), afin de permettre de pérenniser la sous filière coton biologique qui compte plus de huit mille (8000) petits producteurs, principalement des femmes et des jeunes, et contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Cette cérémonie d’inauguration de l’exploitation de la  Société d’Égrenage de Coton Biologique (SECOBIO) a été faite en marge de la 2ème édition du Salon International du Coton et du Textile (SICOT) qui s’est tenue du 30 au 31 janvier 2020, en présence du Président de la République du Burkina Faso, SEM Roch Marc KABORE et de l’Ambassadeur de Turquie au Burkina Faso, pays invité d’honneur à cette édition.

    

En effet, fruit d’un Partenariat entre la Société burkinabè des Fibres Textiles (SOFITEX) et l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina Faso (UNPCB) avec le soutien financier du Département de l’Agriculture des États- Unis (USDA) à travers l’ONG Catholic Relief Services (CRS), ce sont environ 4 milliards de FCFA qui ont été investis dans la construction de l’usine de SECOBIO. D’une capacité d’égrenage de 125 tonnes de coton par jour, soit 17.500 tonnes de coton graine par campagne, elle emploiera 40 travailleurs permanents, 100 travailleurs saisonniers et près de 200 travailleurs journaliers.

  

Selon le Ministre burkinabé du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE, le choix de la ville de Koudougou pour la réalisation de cette usine traduit la volonté du Gouvernement et de ses Partenaires à faire, sinon à refaire de cette ville, un pilier pour l’essor de la filière coton et textile au Burkina Faso et aussi l’épicentre de la production de coton biologique. « Le Gouvernement à travers mon Ministère, développe d’autres Projets industriels, tels que les unités de prétraitement de la tomate,  les unités de transformation de l’anacarde etc », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, outre SECOBIO, la cité du cavalier rouge verra bientôt les travaux de l’ex FASOTEX lancé, en attendant la mise en place A Star.

Notons que 2 % du coton produit au Burkina Faso est transformé et le pays importe annuellement environ 70 milliards de FCFA de produits textiles finis. Le Burkina Faso sera à l’horizon 2023, un pays industrialisé ; un renouveau industriel qui est en marche au pays des Hommes Intègres.

Nadège Koffi

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