Siandou FOFANA, Ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs : « Nous voulons faire d’Abidjan, un hub du tourisme sanitaire régional »

Siandou FOFANA, Ministre ivoirien du Tourisme et des  Loisirs : «  Nous voulons faire d’Abidjan, un hub du tourisme sanitaire régional »

A la  faveur  de la 9ème édition du Salon International du Tourisme d’Abidjan (Sita 2019), qui a pris fin le 01 mai 2019, nous avons voulu dans cette interview accordée au site www.afriqueeconomie.net, rencontré M. Siandou FOFANA, Ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, pour non seulement fait le bilan dudit Salon, mais aussi lever un coin de voile sur les Projets  structurants en cours.

 

A.E : Monsieur le  Ministre, l’édition 2019 du Salon International  du Tourisme  d’Abidjan (Sita2019) vient de prendre fin. Quel bilan faites-vous de cette édition?

Merci de nous donner cette opportunité, en vue de dresser un bilan du Salon International du Tourisme d’Abidjan (Sita2019). Ce salon est devenu un événement incontournable de l’Industrie touristique mondiale et particulièrement de la Région Subsaharienne. Nous voudrons profiter de votre plume pour saluer tous ceux  qui de près ou de loin  ont contribué à la réussite de ce Salon.  Nous ne manquerons de faire un clin d’œil à tous les Acteurs qui se reconnaîtront dans cette organisation.  A commencer par le Commissariat Général, tous les membres ainsi que tous les membres  du Ministère du Tourisme et Loisirs de Côte d’Ivoire qui ont contribué à la réussite dudit Salon. Nous faisons un bilan qui de notre point de vue satisfait nos attentes.  Il y a eu un véritable engouement et les  ivoiriens et les populations abidjanaises ont effectivement pris part à ce salon.  Nous avons enregistré plus de 100 mille visiteurs qui sont venus découvrir les atouts touristiques de leur pays. Ce rendez-vous d’Abidjan  a rassemblé du 27 avril au 1er mai  2019, 24 pays dont la France, l’Afrique du Sud et le territoire français d’Outre-Mer, la Guadeloupe. Sans oublier la  participation d’Experts Internationaux pour les formations, de grands tours Opérateurs et plus de 200 exposants. Nous voudrons ici remercier les régions et l’ensemble des Acteurs  de l’Industrie  touristique, de l’hôtellerie et  des loisirs. Ajoutons que le Forum International du Tourisme et de l’Hôtellerie  d’Afrique(FITHA),  qui a  lieu en marge dudit Salon a été également un succès. Il a enregistré la participation des Investisseurs et plusieurs Institutions qui sont prêts à accompagner la Côte d’Ivoire, dans la mise en œuvre  de nos différents Projets, plus spécifiquement.

A.E : Il est de plus en plus question de mettre l’accent sur la promotion de nos atouts culturels, traditionnels pour booster le tourisme ivoirien. Pouvez-vous lever un coin de voile sur les intentions d’investissements attendues ?

Nous avons à cœur de développer plusieurs circuits qui ont été développés autour de la richesse de notre environnement, de nos cultures et de  nos  traditions. Aujourd’hui, plusieurs circuits touristiques existent. Nous avons «  la route des éléphants » qui permettra de visiter la biodiversité et la richesse faunique de notre pays. Ce à partir des Parcs et Réserves. A commencer par les aires protégées de Taï, en remontant vers le Mont Sangbé jusqu’à Korhogo. Pour ensuite aboutir au parc de la Comoé. Vous allez voir «la route des rois et Trésors africains» qui met en lumière les cultures  de nos braves populations, les traditions de chez nous en ce qui concerne la succession de chefferies traditionnelles. C’est en synergie que nous entendons avec d’autres départements Ministériels réussir. Citons le Ministère de  l’Environnement, celui des Eaux et Forêt. Mais aussi et surtout les  Ministères de la Culture et de l’Artisanat. Ensemble, nous allons conjuguer  nos efforts afin de  booster le Secteur et créer des circuits touristiques très attractifs  et que nous allons présenter au monde entier avec les tenues vestimentaires et les apparats de chez nous. En un mot, tous ces circuits permettrons à  nos agences de voyages de vivre, d’avoir à réinventer leurs futures, grâce à ces destinations que nous créons. Ce, avec ces circuits et à participer plus efficacement au dynamisme  et à l’embellie économique de nos régions.

A.E : «  Sublime Côte d’Ivoire » est  un Projet qui vous tient à cœur. Quelles sont les attentes formulées en termes d’investissements à ce niveau ?

«  Sublime Côte d’Ivoire » est née de la volonté de nos autorités de tout mettre en œuvre pour que nous arrivions à se fixer des objectifs précis et de devenir la 5ème puissance touristique en Afrique d’une part, et de devenir co-leader du tourisme d’affaire en Afrique. Pour le moment, nous sommes 3ème. «  Sublime Côte d’Ivoire » qui est une stratégie touristique d’envergure définie par McKinsey permet aujourd’hui à notre pays de se positionner comme un pays à vocation touristique et tirer profits de ce que le tourisme apporte à l’économie des  différents pays  qui ont su mettre en place une stratégie idoine  et qui marche merveilleusement .Citons le cas de la France, du Maroc, de la Tunisie, du Kenya, de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe. La Côte d’Ivoire est citée comme un exemple parmi  ces pays que nous venons de citer.  Il est à préciser que ce Projet d’envergure à trois finalités dont le développement territorial hors d’Abidjan, en apportant des activités de loisirs, des revenus additionnels en créant des pôles économiques à partir du Tourisme et aussi à créer la croissance pour être contributeurs significatifs au Produit Intérieur Brut (PIB) de notre pays. Pour y arriver, on doit mobiliser un peu plus  de 2300 milliards de FCFA dont 1500 milliards de FCFA par l’État ivoirien contre plus de 1700 milliards  de FCFA par le Secteur Privé. Nous participons à des tables-rondes avec des Investisseurs. Bientôt, vous verrez les premiers résultats tangibles avec des hôtels qui sont en construction. Au nombre desquels, « l’hôtel la Palmeraie ». Nous avons aussi les Projets en cours sur Assinie, Sanssandra et Yamoussoukro. Ce sont 600 milliards de FCFA de cette stratégie qui ira à Yamoussoukro. Cela lui permettra  d’être  à mesure de faire les mutations nécessaires afin de jouer son rôle de capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire. Cette stratégie nous tient à cœur et elle a eu l’assentiment de tous les bailleurs de fonds et des acteurs  de l’industrie touristique(…). L’ambition in fine,  étant  de fixer durablement le pays dans le Top 5 des destinations de l’Afrique à l’échéance 2025. Avec à la clé, plus de 5 millions de touristes internationaux, la création de 650.000 emplois cumulés et des investissements de l’ordre de 2300 milliards de FCFA à capter.

A.E : La Côte d’Ivoire entend également développer dans cette stratégie nationale, le tourisme médicale à travers à travers Abidjan Medical city. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Effectivement ! En 9 projets structurants et 9 réformes adjuvantes, la stratégie implique un volet de Tourisme médical ambitieux dont un pan est de faire de la capitale économique un hub de tourisme sanitaire régional : « Abidjan Medical City ». Dans deux mois, nous procèderons aux premiers décaissements pour la mise en œuvre de cette stratégie.  Dans le cadre de la mise en œuvre de la  stratégie  et dans l’optique de faire d’Abidjan une destination de tourisme médical, nous sommes allés récemment présenter ce projet aux équipes du Dr Aka AOUELE, Ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène Publique. Cette autre déclinaison  devrait, en phase de croisière, attirer près de 40.000 touristes pour 20.000 emplois générés, en captant, en période initiale, environ 70 milliards de FCFA dans l’estimation globale de 230 milliards de FCFA.

A.E : Votre mot de fin à nos lecteurs

Nous tenons à remercier l’équipe du site www.afriqueeconomie.net qui nous donne l’occasion de faire un bilan général de cet événement qu’est le SITA, qui est devenu un événement incontournable dans la sous-région et même au-delà du continent africain. Également, nous permet de dévoiler nos Projets à court et moyens termes pour le Secteur du Tourisme ivoirien.

 

                                           Interview réalisée par B.M

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