L’HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ KÉNYANE CRAFT SILICON

L’HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ KÉNYANE CRAFT SILICON

Kamal BUDHABATTI, PDG de CRAFT SILICON, société kenyane de logiciels informatiques valant 50 millions de dollars, cette entreprise qui fournit des logiciels destinés au secteur bancaire de base et à la microfinance avec des solutions mobiles de commutation, et des moyens de paiements électroniques pour plus de 200 clients institutionnels dans 40 pays répartis sur quatre continents.

Kamal BUDHABATTI est venu au Kenya il y a années et s’est lancé dans son projet, dans des circonstances difficiles. L’histoire de Kamal commence par une opportunité qui se présente à lui. En effet, ce jeune indien, ayant quitté son pays l’Inde, pour l’aventure, se présente à une offre lancée par une banque. La mission de cette offre était de développer un logiciel. Maîtrisant ce domaine, le jeune homme, « saute » sur cette opportunité et est retenu. Malheureusement, les choses ne se sont pas bien passées. Son patron a découvert qu’il faisait autre chose pendant ses heures de travail et renvoie le jeune BUDHABATTI. N’ayant pas d’autres opportunités de travail, il décide de regagner son pays, l’Inde.

Malgré la tournure malheureuse des événements, Kamal ne se décourage pas et se dit qu’il doit travailler plus fort car il ne voulait pas que le reste de sa famille ait la perception qu’il avait échouée. Par conséquent, il savait qu’il n’avait pas d’autre choix que de retourner au Kenya. Avec l’aide de sa sœur qui lui donne de l’argent pour regagner le Kenya, Kamal, continue à « batailler dur sur son projet », avec son ancien employé, qu’est la banque. Le travail consistait plus précisément à développer un logiciel, qui permet d’effacer les chèques. Nous sommes dans les années 2007.

La start-up CRAFT SILICON, qui à l’origine fabriquait des logiciels pour les banques est aujourd’hui à mesure de développer des logiciels pour les services bancaires mobiles et les logiciels de paiement. La technologie dépend des besoins des banques ou des clients. Ils ont étendu à vendre leur technologie à 45 pays en Afrique. Basée au Kenya, cette start-up est dans plusieurs pays, dont l’Ouganda, l’Inde, la Tanzanie et le Ghana.

CRAFT SILICON travaille avec de nombreux acteurs du secteur financier. La société a de la concurrence avec différents fournisseurs en fonction des domaines tels que les services bancaires mobiles et les services bancaires par Internet. 99% du personnel est kenyan et, par conséquent, elle fournit de l’emploi à de nombreux jeunes dans le pays.

Devenue aujourd’hui une Fondation, CRAFT SILICON, est équipée d’un bus avec des ordinateurs équipés, d’un panneau solaire et d’internet. Ce bus dessert des régions telles que Kangemi, Muthurwa et Kibera pour fournir gratuitement des compétences informatiques aux jeunes.

La Fondation CRAFT SILICON, propose d’autres services par sa filiale LITTLE, cette start-up entrée sur le marché kényan le 5 juillet 2016, en partenariat avec l’opérateur de téléphonie mobile SAFARICOM, qui propose une application mobile développée pour permettre aux gens d’accéder aux taxis, peu importe où ils se trouvent. Elle met à la disposition près de 5 000 conducteurs au Kenya, offrant près de 12 000 transports quotidiens aux heures de pointe, en concurrence directe avec les sociétés européennes UBER et TAXIFY. LITTLE, est spécialisée dans la réservation de taxi et de voiture avec chauffeur via l’application. Dans  ses rêves d’expansion, LITTLE,  a commencé à servir le Nigéria et envisage de conquérir le Ghana. Elle prépare une levée de fonds en 2018.

La confiance de Monsieur BUDHABATTI, dans le succès de LITTLE, après l’expansion africaine, réside dans les fonctionnalités que la start-up a intégré à l’application d’une valeur de 6 millions de dollars US, développée par CRAFT SILICON, sa maison-mère.

Au fil des ans, ils veulent aller au-delà du secteur des transports pour se tourner vers d’autres secteurs tels que la santé.

 

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