La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a franchi, le jeudi 20 août 2026, un seuil historique. La capitalisation de son marché des actions a atteint 20.036,18 milliards de FCFA, établissant un nouveau record pour la place financière commune aux huit pays de l’UEMOA. Depuis le début de l’année, elle affiche une progression de 50,30 %.
La dynamique est spectaculaire. Au 1er janvier 2026, la capitalisation du marché des actions de la BRVM s’élevait à 13.330,71 milliards de FCFA. En moins de huit mois, elle a ainsi gagné plus de 6.700 milliards de FCFA.
Cette progression confirme l’ascension de la place financière régionale depuis le démarrage de ses activités, le 16 septembre 1998. À cette époque, la capitalisation du marché des actions ressortait à 836,19 milliards de FCFA. En près de vingt-huit ans, elle a donc été multipliée par 24.
Le secteur des services financiers demeure le principal moteur de cette capitalisation, avec une part de 44,16 %. Il est suivi par les télécommunications, qui représentent 33,36 %, puis par la consommation de base, avec 12,54 %. À eux seuls, ces trois secteurs concentrent 90,06 % de la capitalisation totale du marché des actions de la BRVM.
Sur les 47 sociétés cotées, cinq entreprises concentrent près de la moitié de la capitalisation boursière. SONATEL SN, ORANGE CI, SOCIETE GENERALE CI, ECOBANK TRANSNATIONAL INCORPORATED TG et CORIS BANK INTERNATIONAL BF représentent ensemble 49,16 % de la capitalisation totale du marché des actions.
Pour la BRVM, cette performance s’inscrit dans une dynamique plus large de regain d’attractivité des marchés de capitaux. Plusieurs places financières africaines enregistrent également des performances significatives, dans un contexte marqué par le retour des introductions en bourse, les opérations d’augmentation de capital et un intérêt renouvelé des investisseurs institutionnels et particuliers pour les sociétés cotées.

Au-delà du record, cette progression renforce surtout la place des marchés de capitaux dans le financement à long terme des économies de l’UEMOA. La BRVM estime que ce rôle devrait continuer à se renforcer dans les prochaines années, notamment face aux enjeux liés à la finance durable, aux nouvelles technologies et au développement de nouveaux instruments et marchés, notamment dans les secteurs minier et agricole.
En franchissant le seuil symbolique des 20 000 milliards de FCFA, la BRVM ouvre ainsi une nouvelle étape de son développement. L’institution salue la vision de ses pères fondateurs, le soutien des institutions communautaires, le dynamisme des acteurs du marché ainsi que la participation des investisseurs internationaux, institutionnels et particuliers à cette dynamique.
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