Chef Dominique BABLY, Président du Comité Scientifique de la 1ère édition de la Nuit des Chefs : « Nos attentes pour cette première édition sont énormes ; mais la plus immédiate serait qu’elle s’inscrive dans le circuit touristique culinaire ivoirien avec un véritable apport Etatique »
La gastronomie constitue aujourd’hui un véritable levier de valorisation culturelle, de développement économique et de promotion touristique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la première édition de la Nuit des Chefs, prévue le 27 juin 2026 à l’Hôtel Président de Yamoussoukro (Centre de la Côte d’Ivoire). Porté par une vision ambitieuse, l’événement repose sur deux piliers majeurs : la valorisation des métiers de la bouche et de l’ensemble des acteurs de la chaîne gastronomique, ainsi que la création d’une véritable cartographie gastronomique ivoirienne.
À quelques semaines de ce rendez-vous, Afrique Économie a rencontré le Président du Comité scientifique de la Nuit des Chefs, Chef Dominique BABLY.
Dans cet entretien, il présente les fondements de cette initiative, ses ambitions pour le secteur gastronomique ivoirien et les perspectives qu’elle ouvre pour la promotion du patrimoine culinaire national.
A.E : Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours professionnel ?
Je suis BABLY Dominique, Diplômé du Lycée Hôtelier d’Abidjan. Je débute en tant que cuisinier professionnel à PALMCI TOUTMANGUIER (Aboisso, Côte d’Ivoire). Ensuite j’atterris au restaurant CHEZ MARCENE sis au Plateau entant que Chef cuisinier pour plus tard travailler dans des multinationales telles que ORANGE et NESTLE. Dans cette même passion pour la cuisine, j’ai exercé, en tant que cuisinier privé aux côtés d’Ambassadeurs, Ministres et Inspecteur Général d’Etat. Aujourd’hui au poste de Chef Exécutif de cuisine dans le prestigieux établissement qu’est l’Hôtel Président de Yamoussoukro.
A.E : Quel est votre rôle en tant que Président du Comité Scientifique de la Nuit des Chefs ?
Mon rôle entant que Président du Comité Scientifique de « la Nuit des Chefs » est d’assurer le leadership intellectuel du comité scientifique ; d’orienter la stratégie des recherches sur le thème abordé qu’est « LE MANAGEMENT HÔTELIER ET EMPLOYABILITE DES JEUNES » avec ses sous-thèmes abordés soumis à notre réflexion pour ensuite veiller à la cohérence scientifique des objectifs de l’organisation ; servir de passerelle avec les instances décisionnelles pour le bon déroulement du diner gala.
A.E : Quelle est la vision globale portée par cet évènement ?
La vision globale portée par cet évènement repose sur deux piliers essentiels, notamment la valorisation du métier de la bouche et tout ce qui gravite autour et la création d’une cartographie gastronomique ivoirienne.

A.E : En quoi la Nuit des Chefs se distingue-t-elle des autres évènements gastronomiques en Côte d’Ivoire ?
La Nuit des Chefs se distingue des autres évènements gastronomiques par son caractère scientifique et futuriste en abordant des sujets comme : « LE CHEF FACE A L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) ».
A.E : Quelle est la contribution du Comité Scientifique dans la conception et la structuration de l’évènement ?
La contribution du Comité Scientifique dans la conception et la structuration de cet évènement est de tracer les pistes de réflexions à caractère constructives et visionnaires pour la bonne marche du secteur d’activité du métier de la bouche durant le symposium.
A.E : Comment garantissez-vous la cohérence intellectuelle et la qualité du contenu proposé lors cette édition ?
La cohérence intellectuelle et qualité proposées lors de cette première édition se définit par le choix de la qualité des membres du Comité Scientifique selon leurs expertises avérées dans le domaine des métiers de la bouche.
A.E : Quelle place accordez-vous à la valorisation du patrimoine culinaire africain dans cette initiative ?
La place accordée à la valorisation du patrimoine culinaire africain dans cette initiative c’est de la hisser au panthéon de la gastronomie mondiale afin l’imposer au même titre que les autres gastronomies.
A.E : Selon vous, quel impact cet évènement peut-t-il avoir sur les Chefs et sur la filière gastronomique ivoirienne ?
Ce symposium peut avoir plusieurs impacts sur les Chefs cuisiniers mais aussi les mixologues, les agro-transformateurs, etc, tels que l’amélioration des pratiques culinaires ; la maîtrise des nouvelles technologies pour une efficacité plus accrue dans leur fonction ; le réseautage ; l’acquisition de nouvelles expériences.
A.E : Quelles sont vos attentes pour cette première édition ?
Nos attentes pour cette première édition sont énormes ; mais la plus immédiate serait qu’elle s’inscrive dans le circuit touristique culinaire ivoirien avec un véritable apport Etatique.

A.E : Quel message souhaitez-vous adresser aux Chefs, aux partenaires et au public ?
Le message qu’on pourrait adresser aux Chefs et au public est de venir massivement ce jour-là pour entrer ensemble dans l’histoire de la gastronomie ivoirienne et même africaine.
Interview réalisée par Nadège Koffi

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