Les Acteurs de la filière cacaoyère, Coopératives, Organisations de producteurs, Société civile et représentants des secteurs public et privé appellent urgemment à une rémunération équitable et durable pour les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire à Abidjan

Les Acteurs de la filière cacaoyère, Coopératives, Organisations de producteurs, Société civile et représentants des secteurs public et privé appellent urgemment à une rémunération équitable et durable pour les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire à Abidjan

Les Acteurs de la filière cacaoyère, Coopératives, Organisations de producteurs, Société civile et représentants des secteurs public et privé, appellent d’urgence les institutions concernées dans la fixation des prix en Côte d’Ivoire, à une rémunération équitable et durable pour les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire, tout en garantissant une équité pérenne et une résilience sectorielle.

Cet appel a été fait le jeudi 03 juillet 2025 à l’Hôtel Capitol de la Riviera Golf (Abidjan-Côte d’Ivoire), lors du dialogue avec le Conseil Café Cacao (CCC) pour discuter du mécanisme de fixation des prix du cacao, en tenant compte des coûts de production.

Organisé par TrustAfrica, dans le cadre de son Programme RECLAIM Sustainability mis en œuvre en partenariat avec Solidaridad, le dialogue a vu la participation de la Responsable Programme Trust Africa, Mlle Rachel GYABAAH et du Représentant Trust Africa Côte d’Ivoire, M. Léon LOUKOU.

En effet, ce dialogue multipartite est centré sur les coûts réels de production cacaoyère, les conditions de vie des petits producteurs, ainsi que sur le partage des acquis et perspectives émergentes du programme à l’approche de son terme.

A l’issue des travaux menés lors de cette rencontre d’échanges, il est constaté la nécessité de garantir un revenu décent aux petits producteurs de cacao en Côte d’Ivoire ; la nécessité d’instaurer des mécanismes de fixation des prix plus transparents, inclusifs et fondés sur les coûts réels de production ; le rôle central des petits producteurs dans la durabilité du secteur cacaoyer ; la persistance d’un écart entre les prix bord-champ et les coûts réels de production supportés par les producteurs ;  l’engagement collectif en faveur d’une chaîne de valeur plus équitable, transparente et inclusive.

Par ailleurs, six recommandations ont été faites, notamment la conduite régulière et indépendante d’études nationales sur les coûts réels de production d’un kilogramme de cacao, en tenant compte des variations régionales, du genre, et des exigences liées à la production durable ; l’intégration formelle de ces données empiriques dans le processus de fixation du prix bord-champ, afin d’aligner le prix garanti aux réalités économiques des producteurs et de tendre vers un revenu vital ; la création d’un cadre de concertation multi-acteurs permanent, incluant les coopératives, les producteurs, les OSC, le CCC, la PICD, le secteur privé et la recherche, pour assurer la transparence, l’inclusivité et l’objectivité dans les décisions relatives aux prix ; le renforcement des capacités des coopératives et des producteurs pour comprendre, suivre et participer activement au processus de fixation des prix, à travers des formations, des outils simplifiés et des mécanismes d’information accessibles ; l’adoption de mesures d’accompagnement économiques et sociales, notamment des subventions ciblées, l’accès au crédit productif et des incitations à la production durable, afin d’atténuer les effets des fluctuations du marché et d’améliorer la résilience des ménages agricoles et le renforcement de l’offre de formation professionnelle en développant davantage d’établissements techniques spécialisés dans les métiers de la chaîne de valeur du cacao dans les régions clés concernées, et à promouvoir activement les structures de formation déjà existantes auprès des populations jeunes.

Notons que l’objectif spécifique de ce dialogue est de faciliter l’engagement entre les acteurs de la société civile (PICD et OSC) et le Conseil café cacao (CCC) par le biais d’une plateforme multipartite afin de discuter, comprendre et proposer un mécanisme équitable et transparent de fixation des prix du cacao.

Rappelons qu’au cours des quatre dernières années, TrustAfrica, dans le cadre du Programme Reclaim Sustainability en Côte d’Ivoire, a beaucoup travaillé dans les secteurs du cacao et de l’huile de palme pour aborder des questions cruciales telles que la sécurité foncière, la distribution de la valeur équitable et la participation des femmes à la gouvernance. Outre le renforcement des capacités, TrustAfrica s’est concentré sur la production de données empiriques pour soutenir les discussions politiques, en particulier sur les coûts de production, afin de relever le défi persistant de la faiblesse des prix à la production pour les cultivateurs de cacao et d’huile de palme. Ce plaidoyer basé sur des preuves a contribué à plusieurs succès, y compris un engagement renforcé entre les coopératives et les acteurs de l’État, la formulation et la soumission de recommandations politiques à l’attention du gouvernement, et le renforcement des capacités locales des agriculteurs. À l’approche de la dernière année du Programme, les efforts se concentrent désormais sur la consolidation de ces acquis et la garantie de la durabilité.

 

Nadège Koffi

Laisser un commentaire

You May Have Missed

HTML Snippets Powered By : XYZScripts.com