Les 5 axes de l’UEMOA déclinés par le Plan Stratégique « Impact 2030 »
Pour opérationnaliser la vision et consolider les acquis issus de la mise en œuvre du Cadre d’Actions Prioritaires au titre de la période 2021-2025, CAP 2025, un Plan Stratégique de la Commission de l’UEMOA, dénommé « IMPACT 2030 », a été élaboré.
Dans un Communiqué de presse transmis au média en ligne www.afriqueeconomie.net par l’Institution financière régionale ce lundi 28 juillet 2025, ce plan est décliné en cinq axes.
Selon le rapport du Président de la Commission de l’UEMOA, M. Abdoulaye DIOP, ce Plan vise principalement à améliorer la compétitivité des économies de l’Union et à renforcer les piliers de l’intégration régionale. « Ce plan est bâti autour de 13 écosystèmes sélectionnés à partir de leur capacité à inciter la transformation structurelle des économies des Etats membres : la capacité d’import substitution, la valorisation des matières premières locales et les synergies avec d’autres filières prioritaires », indique le communiqué de presse.

En effet, les cinq axes sont notamment, le développement d’écosystèmes de production ; le développement d’infrastructures économiques supports à la compétitivité ; la promotion du développement humain et de la citoyenneté ; le renforcement des fondements de l’intégration et la modernisation de la Gouvernance Institutionnelle.
Par ailleurs, en vue de renforcer les piliers de l’intégration pour un espace communautaire paisible et prospère, l’Union s’est dotée d’une Vision prospective UEMOA 2040 qui incarne l’ambition collective de ses huit États membres de franchir une nouvelle étape de leur histoire commune, à l’horizon des vingt prochaines années. Intitulée « L’UEMOA, un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l’Afrique, avec une position stratégique consolidée dans le monde », cette vision repose sur cinq piliers essentiels.

Notons que les perspectives pour 2025 au sein de l’Union visent à la consolidation des performances. L’activité économique poursuivrait son dynamisme avec un taux de croissance projeté à 6,7% contre 6,3% en 2024 ; le taux d’inflation pourrait se situer autour de 3,0% en 2025, sous l’effet de la hausse attendue de la production de la campagne agricole 2024/2025 et de la poursuite de la décrue des prix des produits alimentaires et énergétiques importés.
Le déficit budgétaire global représenterait 3,7% du PIB, en lien avec le renforcement de la mobilisation des recettes (+14,2%) comparativement à la hausse des dépenses (+6,6%). Le taux de pression fiscale se situerait à 15,0% ; le taux d’endettement se situerait à 63,0% contre 64,8% en 2024, en dessous du plafond de 70% dans six Etats membres ; au titre des échanges extérieurs, le déficit courant ressortirait à 3,5% du PIB en 2025 contre 5,9% une année plus tôt, en raison d’une évolution favorable de la balance des biens. Les échanges intra-UEMOA représenteraient un peu plus de 16,0% des échanges totaux de l’Union et la masse monétaire augmenterait de 12,7%, portée par les créances intérieures (+10,5%) et la consolidation attendue se situerait à 2 623,4 milliards des Actifs extérieurs nets.
Rappelons qu’en dépit de la crise sécuritaire et sociopolitique dans certains Etats membres, de la guerre russo-ukrainienne ainsi que de la situation au Moyen-Orient, l’activité économique au sein de l’Union a poursuivi son dynamisme avec un taux de croissance de 6,3% en 2024 contre 5,2% en 2023.
Nadège Koffi

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