L’AFSA met en mission une vingtaine de journalistes africains à Addis-Abeba
Ce sont une vingtaine de Journalistes africains venus du Burkina Faso, du Ghana, du Malawi, du Kenya, de l’Ouganda, de la Tanzanie, du Togo, de la Tunisie, de la Zambie et du Zimbabwe qui ont été formés du 23 au 25 juillet 2025 à Addis-Abeba (Ethiopie), en vue d’analyser et de rendre compte de manière critique le potentiel transformateur de l’entrepreneuriat agroécologique (AAE) et des marchés territoriaux (MT).
Cette information a été transmise au média en ligne www.afriqueeconomie.net par le confrère du média burkinabé Sidwaya, Mahamadi SEBOGO, lui-même participant à cet atelier.
Organisé par l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), avec pour Coordonnateur Général, Dr Million BELAY, sous le thème : « MA NOURRITURE EST AFRICAINE : LES CHEFS ET LES ACTEURS DU CHANGEMENT Façonnent L’AVENIR DE L’ALIMENTATION. UNIR LES VOIX POUR UN SYSTEME ALIMENTAIRE AFICAIN JUSTE ET DURABLE », cet atelier de formation entre dans le cadre de la rencontre des Chefs cuisiniers africains et la réunion politique sur les alimentaires africains.

Selon la Coordonnatrice de Programme à l’AFSA, Bridget MUGAMBE, l’objectif de cette formation est d’approfondir la compréhension des Journalistes sur l’Entrepreneuriat agroécologique et les marchés territoriaux en tant qu’alternatives viables aux systèmes alimentaires industriels en Afrique. « Nous leur permettre de produire des contenus médiatiques de qualité sur ces sujets et qui seront des évidences pour influencer les gouvernements à mettre des politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat agroécologique et des marchés territoriaux », explique-t-elle.

Pour le Journaliste du journal national Sidwaya, la formation des journalistes a porté sur l’Entrepreneuriat agroécologique africain et les Marchés territoriaux pour la souveraineté alimentaire en Afrique. « Durant trois jours, nous avons eu des experts en agroécologie, en médias et en systèmes alimentaires, qui nous ont permis d’approfondir les idées fausses et les réalités entourant les EAA et les MT. Tout au long de la formation, une combinaison de méthodes théoriques et pratiques a été utilisée, notamment des présentations, des analyses d’études de cas, des discussions en petits groupes et des séances d’écriture pratique. Je ressors de cette formation enrichit », nous relate le participant Mahamadi SEBOGO, venu du Burkina Faso.
Par ailleurs, les systèmes alimentaires durables ont besoin d’être mis en avant, car les Entreprises agroécologiques (AAE) et les marchés territoriaux (MT) ne sont pas seulement des alternatives aux systèmes alimentaires industriels, ils sont aussi des moteurs dynamiques de transformation pour l’avenir alimentaire de l’Afrique. Il est temps que leurs histoires soient racontées avec précision, largement diffusées et soutenues de manière stratégique. Les journalistes africains ont leurs rôles à jouer.
Notons que des données récentes provenant du Ghana, de Tunisie et du Zimbabwe montrent que les Entreprises agroécologiques répondent à une demande réelle. Les fruits et légumes sont les produits les plus recherchés, suivis par les céréales et les graines. Les consommateurs sont prêts à soutenir ces systèmes : 62 % des consommateurs interrogés se sont déclarés prêts à payer plus cher pour des produits agroécologiques, et 53 % envisageraient même de préfinancer les agriculteurs. Les marchés territoriaux restent le canal le plus utilisé (67 %), suivis des marchés locaux et des ventes à la ferme. Du côté de l’offre, bien que de nombreuses EAE soient jeunes (64 % ont moins de cinq ans), elles sont en pleine croissance. 83 % des AEE ont déclaré une augmentation de leur clientèle ; si seulement 20 % d’entre elles parviennent à atteindre le seuil de rentabilité sur trois ans, cela reflète davantage un potentiel inexploité qu’un échec, en particulier face à des obstacles systémiques tels que l’insuffisance des financements, la faiblesse des infrastructures et la négligence des politiques publiques.
Rappelons que l’AFSA est une large alliance de différents acteurs de la société civile qui font partie de la lutte pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie en Afrique. Il s’agit notamment des Organisations d’agriculteurs africains, des réseaux africains d’ONG, des ONG africaines spécialisées, des mouvements de consommateurs en Afrique, des Organisations Internationales qui soutiennent la position de l’AFSA et les individus. Ses membres représentent les petits agriculteurs, les éleveurs, les chasseurs, cueilleurs, les peuples autochtones. L’objectif principal de l’AFSA est d’influencer les politiques et de promouvoir les solutions africaines pour la souveraineté alimentaire.
Nadège Koffi

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